| Communiqué
de presse
La crise de la pénure de main d'œuvre
qualifiée menace l'économie, déclare le chef
de l'Association des collèges
Ottawa, le 17 avril 2008 -
S’adressant aujourd’hui au
Comité permanent de l’industrie, des sciences et de
la technologie de la Chambre des communes, le président de
l’Association des collèges communautaires du Canada
(ACCC), M. James Knight, a demandé au gouvernement du Canada
de se pencher sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée
qui menace notre économie.
« Le Canada est confronté à
une crise causée par une pénurie de main-d’œuvre
qualifiée », a déclaré M. Knight. «
Le coût de renonciation pour les étudiants, les employeurs
et l’économie est énorme. L’attente ne
fera pas disparaître le problème ».
D’après une récente enquête
réalisée par la Fédération canadienne
de l’entreprise indépendante, 42 pour cent des pénuries
touchent des postes qui nécessitent habituellement une formation
collégiale ou en apprentissage, comparativement à
sept pour cent des postes qui nécessitent des études
universitaires.
« La pression sur les collèges
et les instituts pour répondre aux besoins des employeurs
est intense », a ajouté M. Knight. « Malheureusement,
des milliers d’étudiants qualifiés, qui avec
une formation pourraient trouver un emploi immédiatement,
languissent sur des listes d’attente en raison d’un
manque de capacité. »
M. Knight a indiqué au Comité
que les collèges communautaires et les instituts de technologie
du Canada, dont beaucoup ont été construits il y a
40 ans, ont besoin d’investir dans leurs immobilisations pour
des réparations ou pour agrandir les salles de cours et moderniser
leur équipement technique.
« Il y a quatre décennies, grâce
au leadership et à des investissements du fédéral,
le Canada a construit des installations collégiales dont
la durée de vie utile était de 40 ans. Ces établissements
sont encore en bonne position pour relever le défi de la
pénurie de main-d’œuvre qualifiée, mais
ils ont besoin de recapitalisation pour répondre à
la demande d’aujourd’hui, accroître la productivité
et aider à bâtir le fondement d’une économie
durable axée sur le savoir », a précisé
M. Knight.
M. Knight a ajouté que le manque de
capacité auquel sont confrontés les collèges
communautaires du Canada va plus loin que les briques, le mortier
et l’équipement, et qu’il est aggravé
par leur propre pénurie de main-d’œuvre qualifiée.
« Les compressions financières
ont nui aux collèges et aux instituts en les empêchant
de demeurer à la fine pointe, d’investir dans les plus
récentes technologies et de promouvoir le perfectionnement
professionnel de leurs employés et de leurs enseignants »,
a conclu M. Knight.
Pour remédier à cette situation,
l’Association demande la création d’un fonds
national pour le perfectionnement des enseignants dans le cadre
d’une recapitalisation nécessaire des collèges
et instituts de technologie du Canada dans le but de favoriser le
recyclage professionnel des enseignants collégiaux.
Renseignements :
Lorna
Malcolmson
Directrice, Communications et services de l'information
Association des collèges communautaires du Canada
(613) 746-2222, poste 3123
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